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Dungeon Bursters-1 by *Loup-de-Feu:iconLoup-de-Feu:



Rat Muscade




    Après notre longue et pénible première quête consistant à retrouver un magnifique cochon de compétition évadé de son  enclos et  qui nous avait rapporté la pathétique récompense de dix pièces d’or par membre du groupe. Notre compagnie se retrouva à la taverne de la charmante bourgade de Rat Muscade. Nous venions à peine d’arriver et nous nous préparions à savourer quelques mets locaux avant de nous reposer et de reprendre notre route toujours en quête d’aventures et de salaires.

    Nous étions épuisés par notre périple jusqu’au village et nous ne désirions que nous délasser. Nous échangeâmes tous un regard qui en disait long sur notre état d’esprit. La compagnie n’était hélas guère au mieux de sa forme et nullement au complet. Nos amis manquants étaient notre Druide qui avait dû se rendre à un concile de ses paires et notre cher Elfe Ensorceleur qui avait été rappelé auprès de son créateur alors qu’il s’entraînait avec un de ses nouveaux sortilèges. Nous savions que son petit cousin au troisième degré de par sa tante devait se joindre à notre pérégrination  dans les jours à venir.
    Rassemblés à notre table : une guerrière demi elfe farouche et très séduisante répondant au doux prénom de Feydrihina ; une intellectuelle elfe pratiquante des Arcanes, nommée Sourcya ; une habile voleuse halfeline aux yeux brillants de malice dénommée Zyra ; un héroïque paladin du peuple des Hommes, serviteur du dieu Héronéus, appelé Arthur Elric ; et votre dévouée servante. Je me prénomme Neeh’riya. Je suis une ranger gnoll et je suis également la chroniqueuse de notre parti.
   
    Devant notre assemblée s’étendait un merveilleux festin que nous avions durement payé. Nos ventres criaient famine et nos bouches salivaient abondamment à la senteur de ces délicats fumets. Nous nous apprêtions à disposer de nos mets lorsque dans un fracas effroyable notre table fut renversée, répandant par la même occasion notre délicieux buffet sur le sol immonde du tripot. Autour de notre parti se rassembla un groupe d’humains affreusement laids, puants et plus que pris de boisson vu leur démarche incertaine. D’après leurs borborygmes incohérents et incompréhensibles, ils semblaient nous reprocher, pour une raison connue d’eux seuls,  notre présence au sein l’établissement.
    
    Tandis que mes compagnons essayaient de rétablir la situation imprévue de la façon la plus pacifique, je tombai à genoux, pleurant de tout mon être et de toute mon âme sur les restes de ce banquet intégralement gâché.
    Arthur, notre vaillant paladin toujours prompt à résoudre les conflits de la façon la plus diplomatique,  s’avança vers les habitués des lieux et tenta de calmer la discorde. Pour toute réponse, un des lascars s’approcha de notre ami, le saisit par le col de sa tunique et le souleva laissant ses pieds pendre dans le vide. Au même instant, un de ses complices s’en prit à notre Magicienne qui se retrouva dans la même situation que l’humain de notre compagnie.
    S’interposant entre notre habile voleuse halfeline et le reste de la meute qui resserrait son étau, Feydrihina posa ostentatoirement sa main sur la poignée de son épée.
    - Relâchez notre ami ! ordonna-t-elle bravement.
    Je m’arrêtai aussitôt de sangloter stupéfaite par la déclaration de notre guerrière. Quelque chose dans sa phrase m’avait dérangée. Je relevai la tête et me mis debout sur mes pattes. Je tournais lentement mon museau vers la guerrière et  je demandai avec stupéfaction :
    - De qui tu parles ?
    Feydrihina se statufia et me dévisagea avec incompréhension et me répondit en désignant de l’un de ses doigts délicats notre équipière elfe.
    - Bah, de Sourcya.
    - Tu sais, ils ont aussi chopé le Paladin.
    - Merde ! Je l’avais oublié, fit Feydrihina le visage déconfit.
    - C’est ce qui me semblait, conclus-je en remuant la tête.
    Retentit alors un cri mêlant désespoir et lassitude en provenance de notre collègue masculin. Zyra se mit à pouffer de rire et Sourcya sembla aussi embarrassée que la guerrière.
    
    Ma question avait, semblait il, aussi stupéfait les buveurs qui s’étaient pétrifiés, le regard ahuri.
    Je profitais de leur état d’abrutis pour rejoindre Arthur et son agresseur. L’humain essayait désespérément  de se défaire de l’emprise de son adversaire, mais ses frêles et délicates mains ne pesaient pas lourds face à la montagne de graisse qui le suspendait.  Je me glissai dans le dos de mon ennemi et sans avertissement  enfonçait la lame de mon kukri dans son corps. L’arme s’enfonça aussi facilement dans la chair que dans du beurre mou. L’imbibé d’alcool relâcha sa prise laissant  tomber Arthur sur le sol crasseux, poussa un gargouillis des plus agréables et s’écroula avec fracas. Satisfaite de mon action héroïque je me retournai vers le reste de la populace dont la majorité possédaient à présent des armes rudimentaires. Chaises, godets, bouteilles, cruches et autres ustensiles formant leur arsenal.
    - C’était peut être pas une bonne idée de le tuer, glissa Feydrihina.
    
    Nous nous regroupâmes  au centre de l’auberge et dégainâmes tour à tour nos armes. Je fis sauter mon kukri dans ma patte gauche et de ma droite sortis mon cimeterre. Je brandis mes deux lames à bout de bras tout en poussant un rugissement de défi. Zyra sortit son gourdin et le fit tournoyer. Le Paladin murmura une phrase incompréhensible tout en saisissant son épée. Feydrihina ordonna à Sourcya de se mettre à l’abri au centre de notre peloton avant de dégainer avec allure et grâce sa lame. La Semi Elfe fit plusieurs moulinets élégants avant de désigner du fil de l’épée un cul-terreux.
    - Faut qu’on se tire ! glapit Arthur.
    - Entièrement d’accord, lui répondîmes-nous en chœur.
    - Zyra, Arthur, ordonna la guerrière. Vous passez devant. Ensuite Sourcya et moi. Neeh’riya ferme notre progression.
    Je me tournai vers elle, interloquée par sa stratégie. En tant que représentante du peuple Gnoll, il aurait mieux valu que je passe en premier et ainsi que je fasse le vide devant nous. Je n’aurais eu aucun mal à expédier ces misérables charognes alcoolisées dans leur autre monde.
    - T’es sûre que tu ne désires pas que je fasse le ménage devant ?
    - Non, me répondit-elle en secouant la tête, je préfère que tu assures nos arrières.
    - Compris, opinai-je.

    Nous progressâmes péniblement à travers le bouge évitant les attaques de nos vicieux ennemis et distribuant notre lot de représailles légitimes. Zyra grâce à sa taille modeste et son agilité  se glissait entre les jambes de nos adversaires et fracassait les tibias de ceux qui nous barraient le chemin vers notre salut. Arthur désigna par le fer un paysan et abattit sa lame sur le cultivateur. Ce dernier possédant une constitution solide ne fut que blessé et en guise de juste rétribution fracassa un tabouret sur le crâne du Paladin qui poussa un nouveau cri de désespoir concernant sa malchance. Sourcya faisait tournoyer son bâton empêchant les buveurs de s’approcher d’elle. Feydrihina semblait s’amuser comme une folle, pourfendant avec aisance tous ceux qui avait le malheur de venir à sa rencontre. Galvanisée par  sa dernière victime, la guerrière fit tournoyer son épée afin d’effectuer une complexe attaque circulaire à l’encontre d’un abominable fermier armé d’une lourde pelle. Le mouvement de la Demi Elfe fut hélas bien trop ample et imprécis et manqua sa cible principale qui riposta avec énergie dans le vide. La lame de la belle guerrière termina sa course dans un musculeux bras recouvert d’une épaisse fourrure marron moucheté qui était en l’occurrence le mien, et entailla légèrement la chair.
    - Fais gaffe ! grognai-je en serrant les mâchoires.
    - Désolée, s’excusa la jeune femme peinée.

    Je repérai une grande bougie en graisse de porc posée sur une table non loin de moi. Je transperçai l’adversaire qui me tenait occupée et lançai un regard mauvais à l’encontre des malandrins restants.
    - Je vais les cramer, dis-je à l’intention de mes camarades avant d’envoyer un coup du plat de ma lame sur la bougie. Cette dernière fut propulsée en direction  des ivrognes qui l’évitèrent à grande peine, et s’écrasa contre une hideuse tapisserie qui se voulait représenter une antique scène de chasse. La broderie s’enflamma en un instant et les flammes se répandirent rapidement aux alentours embrasant avec efficacité la taverne.
     Sous la lueur ambrée du brasier tous mes compagnons me  dévisagèrent avec un regard incrédule et parfois chargé de reproches.
    - Bah quoi ? fis-je en haussant mes lourdes épaules.
    Tour à tour mes camarades secouèrent tristement la tête avant de se concentrer de nouveau sur l’épique bataille.

    Zyra finit de nettoyer les alentours de la porte de sortie en matraquant à tour de bras le dernier humain qui nous interdisait le chemin vers notre liberté. L’habile Halfeline s’ingénia à ouvrir la lourde et robuste porte en bois puis s’engouffra dans l’embrasure. Nous fîmes un rempart de nos vaillants corps afin de faciliter la fuite des nôtres. Arthur et Sourcya furent les suivants, puis ce fut au tour de la belle Feydrihina. Je sortis en dernier après avoir repoussé une ultime vague de nos assaillants.
    Une fois à l’extérieur, je m’empressai de fermer la porte derrière moi et la bloquai à l’aide de planches trouvées à l’extérieur, enfermant ainsi les alcooliques à l’intérieur de la gargote  d’où s’échappait à présent une délicieuse odeur de porc grillé.
    - Nous sommes sauvés ! exulta le Paladin.

     Un bruit saccadé de bottes résonnant sur le pavé parvint à nos oreilles. Je me retournai à temps et vit l’arrivée d’un groupe d’humains en armes et armure. Ces derniers semblaient appartenir à la milice de ce patelin pourri et arboraient avec une arrogante niaiserie un répugnant blason. Les gardes nous encerclèrent et nous menacèrent de leurs armes.
    Tour à tour nous déposâmes nos armes et levèrent nos mains en l’air.
    - En fait non, glissai-je.
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:iconloup-de-feu:

Author's Comments

Premier chapitre relatant les aventures héroïques d'une troupe d'aventuriers tout aussi braves... Qu'est ce que je mets à raconter moi....

Il s'agit tout simplement du récit relatant les (més)aventures de nos persos de jdr dans l'univers D&D. Au début le titre de cette "saga" devait être SOS Donjons
Le ton comique est plus que volontaire malgré la bonne volonté des héros et de leurs joueurs.
Toutes les bourdes, gaffes et accidents se déroulant dans ces "chroniques" sauvages se sont réellement produits sur la table de jeu.

Le prochain chapitre est en preparation et après il faudra attendre un petit peu voir même un beaucoup peu le temps car j'ignore encore ce qui va arriver à ces bras cas.... ces héros.

scenario de l'aventure et pnj (c) Master Gengis Khan
texte et chroniqueuse (c) :iconloup-de-feu:
les autres aventuriers (c) leurs joueurs

Comments


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:iconkalis-kalinca-akuma:
lool ça me rappelle les parties auxquel j'ai joué ^^

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N'écoutez pas les autres, écoutez vous
:iconfruit-sauvage:
Hohohoooo on s'ennuie pas chez vous XD! Ah les enfoirés, ça avait l'air bien bon ce qu'il y avait sur la table! Enfin! J'adore le vocabulaire et l'expression que tu emploies! J'attend la suite ac impatience!

--
Qui pisse contre le vent se rince les dents.
:iconloup-de-feu:
chaque partie avec ces persos c'est du n'importe quoi.

merci pour le com

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Les Méchants sont punis par la loi des Hommes, et les Gentils... par la loi de Murphy.
:iconloup-de-feu:
Non en effet, on ne s'ennuie pas une seconde. Et encore là ça reste encore "cool", pour les parties de jdr sur l'autre univers dont les rapports vont arriver aussi sur le net (et dont je suis le mj) c'est bien pire....
J'ai essayer de rechercher un vocabulaire riche pour m'approcher d'un style de chronique ancienne ^^.
La suite arrive prochainement normalement.

Merci pour le com et le fav

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Les Méchants sont punis par la loi des Hommes, et les Gentils... par la loi de Murphy.
:iconfruit-sauvage:
de rien et continue comme ça XD!

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Qui pisse contre le vent se rince les dents.
:iconkalis-kalinca-akuma:
lol
de rien ^^

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N'écoutez pas les autres, écoutez vous
:iconloup-de-feu:
je vais tacher de continuer ainsi (espérons que mes chers joueurs continuent à être les mêmes)

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Les Méchants sont punis par la loi des Hommes, et les Gentils... par la loi de Murphy.
:iconfruit-sauvage:
XD

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Qui pisse contre le vent se rince les dents.
:iconyuki-honna:
Héhéhé!
C'st trop bien, j'adooore!!!

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je suis la reine des antennes, Sarah Plume d'Or!!
Prosternez vous devant moi et adulez moi!!!

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